(sans texte) :
Parulian



Editeur :

Éditions nomades, Genève, 24 septembre 1984.


Collation :

34 x 26 cm, en feuilles (passe-partout), beau coffret cartonné marouflé de tissu brun

Les gravures sont toutes insérées dans des passe-partout crème.


Edition originale :

15 ex numérotés de 1 à 15 et une épreuve d’artiste (ea I/I).

Le coffret a été créé spécialement par Martin Reitz et Anne Goy, avec sur la couverture une encre de Chine de l’artiste prolongée par le titre sérigraphié en rouge sur le dos.

Les passe-partout ont été préparés par l’artiste.

Imprimé sur les presses de la Julière à Genève.


Illustrateur :

Vingt eaux-fortes, de tailles diverses, aux bords rongés par l’acide nitrique, imprimées en blanc et rehaussées d’encre de Chine et de thé sur Vélin d’Arches blanc 250g : format de la fenêtre du passe-partout : 18 x 14,5 cm

Titre et colophon sérigraphiés sur eau-forte blanche (Vélin d’Arches crème 250g)


Commentaires :

C’est ici que l’artiste expérimente pour la première fois sa nouvelle technique de l’eau forte rehaussée : il avait vu lors d’une exposition de l’oeœuvre gravé de Picasso à Martigny des photos du peintre s’essayant à cette technique : l’encre d’imprimerie, blanche comme le papier, sèche, il rehausse alors sa gravure à l’encre de Chine, laisse sécher puis, dans la baignoire, gicle l’image avec le jet de la douche pour faire sauter ce qui recouvre la gravure : c’est bien compliqué et le résultat est décevant, plein de taches et de traînées… Voulant l’imiter notre artiste perd patience et rehausse dès le lendemain ses eaux-fortes : bien lui en prend !

Le gras de l’encre d’imprimerie, juste figé, repousse immédiatement l’encre de Chine aqueuse et le blanc de l’impression réapparaît : résultats étonnants, contrastes entre les détails –que l’on a osé qualifier de maniérés !!!– de l’eau-forte blanche, souvent fruits du hasard créés par une longue immersion dans l’acide, et le geste noir du calligraphe !

Thierry Bourquin a enfin digéré son séjour de deux ans et demi au Japon et ses cours de calligraphie : il rehausse tel un calligraphe sans penser au signifiant de l’idéogramme, il marie le geste et l’instinct.

Et pour aller plus loin, il fabrique une encre avec du thé d’Indonésie, d’un brun rare, encre qu’il combine avec l’encre de Chine, patiemment préparée sur la pierre de Corée : cette collection de gravures rehaussées est une pierre qui marquera le jardin de sa création : il ne cessera d’expérimenter ces rehauts qui ici trouvent leur forme la plus classique et la plus déroutante.

Parulian est le nom du dernier enfant de l’artiste : nouveau cadeau d’inspiration et de bienvenue !


Prix :

épuisé


Thèmes :

estampe originale / Genève / Bourquin/