BEAUGRAND Honoré :
La Chasse-Galerie



Editeur :

Éditions nomades, Genève, 1er mai 1990.

Typographie de l’artiste, composée à la main, imprimée par ses soins sur les Presses des Écoles d’Art à Genève et achevée d’imprimer le 1er mai 1987. (merci Jean Chalande !)


Collation :

28 x 27 cm, en feuilles, gaufrage (la pirogue) sur la couverture, coffret recouvert de tissu gris-bleu-ciel-d’hiver-au-grand-nord de l’atelier Reitz, la même eau-forte, rehaussée, étant appliquée (coupée en trois morceaux) sur le premier plat, le dos et le second plat du coffret, tous les papiers sont Zerkallbüttenkupferdruck 250g.


Edition originale :

25 ex (1 – 20 et 5 épreuves d’artiste : e.a.I – V)

Eaux-fortes imprimées et rehaussées au très-regretté CGGC.


Illustrateur :

Multiples eaux-fortes, on en compte une bonne trentaine de toutes forme et formats, rehaussées (encre de Chine et gouache), pages recto-verso en cahiers de deux : certaines images sautent les pages pour réapparaître plus loin.

Texte Garamond centré.


Commentaires :

C’est à Kochi que des amis avaient envoyé à l’artiste une revue québécoise avec le texte de "La Chasse-Galerie", vieille légende de la Belle Province, dans la version d’Honoré Beaugrand. Longtemps il a voulu l’illustrer et les croquis qui se sont envolés et perdus furent nombreux. C’est dans le style de "Parulian" qu’il a gravé et rehaussé ses plaques. L’acide nitrique a eu tout loisir de mordre et découper le cuivre, de travailler pour l’artiste par procuration. L’entreprise était trop grande et a pris du retard : le colophon est modifié à l’encre de Chine (rehaussé !) et une date camouflée par une gravure…Les eaux-fortes, imprimées à l’encre blanche, sont rehaussées au pinceau avec une verve et une audace exceptionnelles : comment l’artiste ose-t-il, en quelques traits, recouvrir (modifier, enluminer, détourner) le travail patient et lent du graveur ? Ceux qui le connaissent bien (y en a-t-il ?) diront qu’il ne se prend pas au sérieux et que c’est là tout son talent !

L’histoire raconte l’épopée de bûcherons dans le Grand-Nord québécois, en 1858, qui le soir de la Saint-Sylvstre pactisent avec le diable pour aller voir leurs belles au bal à Lavatrie : ils pourront voler dans leurs canots d’écorce à condition de ne pas heurter de croix et de ne pas « sacrer » : mission impossible ?

La langue est belle et chaude, c’est le Québec qui plait tant à l’artiste, qui par deux fois songea à y émigrer : ce rêve sera remplacé par ce livre léger et imposant.


Prix :

épuisé


Thèmes :

conte / estampe originale / Québec / Genève / Beaugrand /